Lundi, Février 11, 2008

Baby-boomers : le marché Québécois

Le Québec n’est ni pire ni meilleur que les autres endroits dans le monde pour comprendre les baby-boomers. C’est ce qui me surprend le plus. C’est vrai que peu d’entreprise s’intéressent à adapter (et non à changer) leurs stratégies marketing à cette cible. Curieusement, notre ambiguïté légendaire pourrait être notre planche de salut. On ne veut pas vieillir notre marque même si la population vieillit. En tant que consommateur, nous sommes conscient d’être plus mature mais on se sent plus jeune que son âge réel. Le marketing sans âge a fait ses preuves dans plusieurs pays. Il consiste à s’adresser à des valeurs et des attitudes communes, des désirs communs, et ce, peu importe l’âge. Bref, c’est une approche inclusive. Je rêve de voir le Québec devenir son promoteur dans le monde, d’en être le leader. Je rêve que nos designers deviennent des spécialistes du design universel. Je rêve que les villes vieillissantes comme Trois-Rivières puissent être un terrain fertile pour la recherche universitaire. Je rêve de créer un cours universitaire sur le marketing sans âge. Enfin, je rêve qu’un mécène puisse m’aider à réaliser tous ces projets.
Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 10:56:22 | Permanent Link | Comments (0) |

Lundi, Février 04, 2008

Baby-boomers : le marché des États-Unis

Chuck Nyren est un consultant et un expert de la publicité destiné aux baby-boomers.  Selon lui, les boomers n’ont qu’eux-mêmes à blâmer car ils ont été les plus grands promoteurs de la jeunesse. La plupart des agences de publicité croient que si les baby-boomers se sentent 20 ou 30 ans plus jeune, ils n’ont qu’à s’adresser à eux comme s’ils avaient vraiment 20 ou 30 ans de moins. Quel mauvais calcul ! C’est confondre « se sentir plus jeune » avec « je veux retourner en arrière lorsque j’avais 20 ou 30 ans ». Ils ne répondent pas bien à la publicité qui vise ouvertement les jeunes dans la vingtaine et la jeune trentaine. Aux États-Unis, seulement 10 % des 50 ans et plus croient que la publicité comprend leurs besoins. Ce chiffre n’a pas changé depuis les cinq dernières années. L’industrie publicitaire américaine devrait comprendre que les boomers constituent la première génération où les femmes se sentent bien à 40 et à 50 ans. Ceci explique le succès du magazine MORE. Le magazine vise directement les boomers en célébrant la vie des femmes de plus de 40 ans. Rien à voir avec les sujets traités par les magazines traditionnellement destinés aux plus de 65 ans.

Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 08:38:51 | Permanent Link | Comments (0) |