Thursday, September 28, 2006

Le service : des attentes qui varient selon les générations


 
Génération de la 2e guerre et de l’après-guerre (personnes nées entre 1920 et 1946). Ne les brusquez pas ! Servez-les tout en prenant votre temps et en respectant leur rythme. Soyez respectueux et conventionnel dans vos rapports avec eux : « Monsieur », « Madame », « Merci », « Bonjour ». Surveillez vos propos. Ayez une bonne grammaire, une prononciation claire et évitez les jurons. Valorisez leur expérience. Montrez-leur à quel point ils connaissent la valeur des choses. Soyez plus formel. Créez une distance respectueuse entre vous et le client. Évitez les familiarités.  Génération des baby-boomers (personnes nées entre 1947 et 1955). Personnalisez vos rapports avec eux, surtout dans l’accueil en magasin. Les baby-boomers ne veulent pas être perçus comme des flâneurs. Ils apprécient plutôt un accueil chaleureux, voir amical. Ne les faites pas attendre trop longtemps. Servez-les immédiatement. Si vous connaissez leur nom, utilisez-le dès l’accueil. Prenez le temps de découvrir la raison de leur visite lors de l’accueil, mais sans les brusquer. Il faut qu’ils aient l’impression qu’ils se confient à vous comme à un ami. Traitez-les comme des amis et s’ils s’avèrent être des clients réguliers, offrez-leur un petit extra. Enfin, donnez-leur beaucoup d’information. Écrivez-moi: www.40plus.blog.com.
Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 06:13:22 | Permalink | No Comments »

Friday, September 15, 2006

Grand-maman, grand-papa et l’atelier toutou


Ma copine, notre petit Xavier et moi avons effectué une petite promenade en famille dans le Vieux Montréal. J’ai alors aperçu la nouvelle boutique atelier toutou située sur la rue Place d’Armes. L’ambiance est magique et on y trouve beaucoup de grands-parents. À l’intérieur, on y voit des animaux en peluche de toutes sortes. En fait, ils ne sont pas rembourrés, vous le faites vous-même. Une espèce de vieille machine à pop-corn rouge est remplie de peluche. Vous choisissez un modèle et vous passez à l’action. Nous avons vu un couple dans la cinquantaine « mettre au monde » un toutou en y insérant son « âme » (ange gardien) et en faisant le serment d’amour et de fidélité à leur nouvel ami. Avant de le fermer, des capsules de sons (rires d’enfants, baisers, berceuses, etc.) et même une capsule auto enregistrable vous permettant de créer un message spécial sont disponibles. Les grands-parents veulent vivre des expériences uniques, ils ont tout vu et ils veulent du mystère, de la magie, de l’émotion, du spirituel. Résultats : 6 boutiques, 2 prix d’excellence. Écrivez-moi: www.40plus.blog.com.
Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 19:04:05 | Permalink | Comments (1) »

Monday, August 28, 2006

Les grandes surfaces devront s’ajuster


 
En vieillissant, les consommateurs sont à la recherche d’un service plus personnalisé et de produits de meilleure qualité. Deux choses que l’on retrouve rarement sous le même toit des grandes surfaces. Le concept des boutiques spécialisées risque de réapparaître sous la formule américaine des « lifestyle center ». L’idée est de recréer un quartier, un artère commercial en banlieue. Au Québec, un « lifestyle center » pourrait regrouper un Renaud-Bray, un magasin de sport Atmosphère, un cinéma et des cafés. 

D’ailleurs, une étude française réalisée en juin 2000 par ConsoScan Distribution Secodip indique que la fréquentation des épiceries de grandes surfaces diminue en vieillissant. Moins de 35 ans : 24,5 %, 35-49 ans : 37,2 %, 50-64 ans : 22,1 % et 65 ans + : 16,3 %.

 

Qu’est-ce que les grandes surfaces peuvent faire ? Se fragmenter en boutiques ? Prévoir des bancs pour s’asseoir et des toilettes accessibles ? Offrir un meilleur service ? Offrir un meilleur rapport qualité-prix ? Améliorer l’architecture et le design des magasins ?  Faire vivre une expérience de magasinage qui stimule nos cinq sens ? À mon avis, elles doivent faire tout ça pour survivre. Le défi est aussi grandiose que leur taille.

Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 15:09:31 | Permalink | Comments (2)

Chers détaillants, aidez-moi à acheter vos produits !

Chers détaillants, je vieillis et vous faites tout pour m’empêcher d’acheter vos produits. Je rêve d’allées plus larges, des tablettes ni trop hautes ni trop basses, un éclairage suffisant, des toilettes visibles et accessibles, des affiches d’une typographie suffisamment grosse car ma vue baisse. J’aimerais que vous ayez du personnel spécialement dédié pour m’aider en cas de besoin.  Je veux des fauteuils pour m’asseoir et une loupe pour lire certaines étiquettes. J’aime bien les jeunes mais je déteste quand les boissons gazeuses ou autres produits qu’ils raffolent sont situés trop près des produits que je consomme habituellement. Un ado qui me bouscule comme un taureau, ce n’est pas ce qui m’incite à rester dans votre magasin et dépenser. Quant à vos chariots, pouvez-vous les concevoir plus lourds et plus larges afin de me donner encore plus de misère ?  J’ai une fille de 30 ans qui a un enfant de 2 ans. Vous savez quoi chers détaillants ? Elle fait les mêmes rêves que moi ; elle aussi veut qu’on lui facilite la vie. Un magasin bien aménagé plaît aussi aux jeunes. Chers détaillants, votre banquier se fout de l’âge de vos clients, tant et aussi longtemps que vos profits augmentent. Aidez-moi à augmenter vos profits !


 

Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 15:08:23 | Permalink | Comments (3)

Le marketing d’expérience : « ressentir » le produit ou le service

Je marchais dernièrement sur la rue Saint-Laurent, à l’heure du lunch, en observant la foule qui faisait la file pour manger un simple smoke meat chez Schwartz’s. Pourquoi diable font-ils la file ? Oui, pour la qualité et le bon goût de ce Smoke Meat, mais n’est-ce uniquement que pour cela ? Il y a dans ce petit restaurant beaucoup d’authenticité. C’est un des seuls endroits où il n’est pas rare de voir un « robineux » assis à côté d’une personne célèbre. Aussitôt terminé, on vous invite à quitter rapidement car les places sont limitées. Bref, on assiste à une sorte de spectacle. Le marketing d’expérience s’apparente à une pièce de théâtre ou à un spectacle. Les consommateurs sont des invités ; on organise une sorte de mise en scène pour les divertir, les informer, les faire participer, stimuler leurs cinq sens ou ultimement, transformer leur vie. Chez Walt Disney, les clients sont des « invités » et les employés, des « personnages ».

En vieillissant, les consommateurs cherchent à découvrir des nouvelles choses et surtout vivre des expériences uniques. À vous de…jouer.

Posted by Sylvain Desfossés (LXB) at 15:07:25 | Permalink | No Comments »